Cela fait 2 ans que je loue un
atelier à l’ECREVIS et c’est sûrement une des meilleures décisions que j’ai prise dans mon histoire de photographe professionnelle.
Ce
n’était pourtant pas une évidence, surtout au vue de mes
finances...
Comment je suis arrivée à l'ECREVIS ?
L’ECREVIS, mais qu’est-ce que c’est me direz-vous peut-être ? Ce mot signifiiiiiie, que tu vivras ta viiiiiiie, sans aucun souciiiiii ! Alors non, pas vraiment. C’est un Espace Commun de Rencontres Extraordinaires Vecteur d’Idées à Suivre.
Une maison, des bénévoles pour l’organiser en gouvernance partagée + 2 salariées (qui gèrent la fougère), des tas de personnes qui interviennent ponctuellement pour des ateliers, spectacles, groupe de paroles, 2000 adhérent.es/an, des résidents professionnel.les, une coloc solidaire qui accueille 8 jeunes en demande d’asile…
Bref, dans ce lieu atypique, on y teste des choses, ou l’on se retrouve, on créer du lien (pour ma part, une grosse partie de mes ami.es annécien.nes sont des rencontres de l’ECREVIS) et l’on tente de sortir du modèle de société actuel dans lequel beaucoup ne se reconnaissent plus (et qui disons le, part en cacahuete).
Si le sujet vous intéresse,je vous conseille de visiter le site très fourni en informations.
J’ai ouvert la porte bleue de cette grande maison en novembre 2021 pour pousser la chansonnette à la chorale militante qui s’y retrouvais régulièrement : la Dissonante. Je suis devenue bénévole dans la foulée, en mars 2022, lors du grand projet de rachat sans lequel l’ECREVIS n’existerait peut-être plus.
Le lieu s’est agrandi grâce au rachat officiel du bâtiment en 2023 et cela a permis l’installation de nombreux artisan.e dans les locaux…dont moi !
Mais avant l’installation, il y a eu la phase de travaux…
Des travaux organisés en chantier participatif
Le chantier participatif de l’ECREVIS a commencé fin 2023 pour la rénovation du 1er étage, du petit salon (mon futur espace !) et de la création d’un nouveau bureau associatif pour les toutes nouvelles salariées.
Je participe alors à ce chantier, sans savoir qu’une partie des travaux allaient m’être destinés. J’y ai notamment appris à poser du plâtre et des prises dans les murs (Merci Gabriel et François !)
Un soir, alors que je discutai avec Romain, le coordinateur du rachat et du chantier, il me fait comprendre que l’ancien petit salon de l’ECREVIS pourrait totalement correspondre à mes besoins professionnels et que le prix de location, bien qu’important pour mon portefeuille, pourrait être rentabilisé par mon activité assez facilement. (bon, côté finances, je ne vous cache pas qu’il s’était un peu emballé:P)
Je commence alors à rêver et le rêve devient réalité lorsque j’apprends que l’espace se libère car le projet qui devait s’y installer n’aura pas lieu.
Ni une ni deux, je saute sur l’occasion. J’en parle à l’équipe bénévole, ma proposition est validée, je vais pouvoir emménager !
Lorsque je m’installe officiellement, les travaux sont bien avancé dans mon espaces, mais j’avais déjà commencé à y faire des ateliers avant de le louer. Certain.es participant.es aux ateliers cyanotype ont donc connu les murs abîmés par le temps et l’humidité, l’atelier sans électricité et juste un lampadaire pour s’éclairer, pas de chauffage en hiver, une isolation très moyenne…bref, désormais, je peux vous accueillir dans des conditions exceptionnelles par rapport à cette période.
L'évolution de l'atelier en images
Cliquez sur les flèches sur les côtés pour voir les photos suivantes
Une belle évolution entre ces deux photos non ?
Davantage d’image en fin d’article 😉
L’avantage d’avoir un espace dédié en tant qu’indépendant
Cela fait maintenant 2 ans que je loue cet atelier pour mon activité de photographe et de cyanotype à Annecy, et cela a transformé ma manière de travailler.
Au fond de l’atelier, il y a un petit bureau que je partage avec Andréane, ma « colloc » et qui me permet de travailler sur l’ordinateur.
Avoir cet espace à disposition m’a offert un cadre idéal pour mon entreprise. J’ai un rythme de travail régulier et lorsque je rentre à la maison, je réussis bien mieux à couper du travail et à me concentrer sur ma vie personnelle. Je suis plus efficace car je n’ai pas constamment la charge mentale personnelle qui me tourne autour (c’était tellement plus séduisant de faire une lessive plutôt que de répondre aux mails !)
C’est sur que la charge d’un loyer m’a apporté beaucoup de stress et d’incertitudes au début. Mais au bout de deux ans, je pense que c’est en grande parti cette charge qui m’a donné un coup de pied aux fesses pour progresser dans mon entreprise.
Alors merci l’ECREVIS et merci à toutes les personnes que je croise au quotidien et qui me permettent d’être heureuse de venir travailler le matin !